L'auberge au tronc cassé

Partant du principe que chacun ne peut percevoir qu'une réalité subjective, voici une blog déformant un peu voir géantissimement ma réalité subjective. Sweetest delirium

dimanche 29 juillet 2007

Falbaluleusement entrelaces

Assise dans lherbe proche dun ami inconnu, je soulevais le fil dun delire. Suivant a leur tracee, je ne comprenais le monde que me decrit notre cher ami inconnu. Dorwen. Paradisiaque, cetait son mot. Tandis que moi, me baissant devant la moindre brise, je ne voyais quun grand rait gris sur tout le paysage. Sombre, triste ou dangereux. La nuit allait tomber.
Il faut que taies le soleil dans les yeux.

Jai souris.

//

Passe moi le crane! Tout est un cercle, un anneau, une union. Tout devient et redevient, se tourne sur soi-meme et autour de toutes, tous et tout.
Merci.

Lachevement reveille en sa fin la faim dun debut.
Nous lattendons. Nous esperons. Nous continuons nos chemins, tetes legerement baisses, le menton cache dans le col de nos manteaux.

Bien quil fait une chaleur a en etouffer dehors, les poussieres de la ville nous troublent la vue nous offrant le gout du desert, nous gardons tous nos manteaux dhiver dans le fond dune cachette noire. On attend lhiver. Nous nattendons point, leternelle beaute dune saison. Passif, amateurs, nous vivons avec les saisons. Nous en sommes encore les esclaves.

Le soleil brille, il se couche, et on le reverra. Toujours. Lachevement est un debut en soit. Il coupe entre lui et le reste, qui va encore suivre.

Cest beau linfinite.
Jen reste a lequart, mais son voil morose mattire.

Skulona_lola__by_HealYourself

Posté par fillette à 12:33 AM - capsules dhistoire. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 28 juillet 2007

Hymne de nos corps

Ce ne releve de lhabituel quen soiree on parle des guerres de trottoirs differents.
Mais un trottoir, quest ce donc. On le voit notre trottoir, maintenant que quelquun en parle. On se limagine instantanement, tant quon suit les lettres de letranger. Letranger, cest moi.
Je suis votre etrangere.
Chacun a son etranger.
Meme ce clavier moderne sur lequel frappes mes petites mains, il mest etranger. Pas daccents, pas dapostrophe, et il melange le y et le z.

Revenons a notre air solennel au dress medieval.
On parlais des keufs en France, Gare du Nord a Paris. Un marrocain qui se fait controler, et ils le butent. Six coups, six trous de sang.

Cest quoi notre epoque, je parlais avec un autre cette nuit. Il me dit quil pensait a avoir des enfants pour savoir comment ils seront. Comme lui avec ses parents, ou differents.

Moi jai commence comme quoi jy pensai, sans doute meme trop. Parce que je metais dis que notre Monde, si javais eu le choix, je ne laurai pas choisi pour mes enfants. Dun autre cote je nai pas eu de choix, pour ma vie. Meme si ma mere dis quelle non plus na pas eu le choix avec moi... Et sachant que les enfants sont eux-memes aussi des individus, censes etre independants et marchant librement sur leurs deux jambes, acceptant cette optique, je choisirai maintenant de tomber enceinte en mettant tout mon espoir en eux. Mon espoir que je porte deja au ventre, dun monde meilleur. Mais mes enfants devront etre libres pour ca. Entierement libres.
Ils seront ma vie.

Enfant, devient parent, donne vie a un enfant, devient grand-parent, la vie se perd dans toutes ses couleurs.

A moi de grandir.

Am_I_Next__by_MD81


Posté par fillette à 11:29 PM - le debut de notre histoire. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1